12.08.2010 : Campagne électorale : législatives 2010

• A droite

Les Modérés ont hier procédé au lancement officiel de leur campagne en vue des élections législatives du 19 septembre. « Les électeurs auront cette année le choix entre deux propositions claires », déclare à Dagens Nyheter le Secrétaire général du Parti, Per Schlingman. Une alternative qui se traduit sur les affiches par le slogan : « En arrière ou en avant ? », décliné en plusieurs formules-choc : « Flou artistique ou compétence ? Electricité au charbon ou énergie propre ? ». « Cette dernière affiche, présenté par un représentant du parti du centre, a fait beaucoup rire la salle », note le commentateur (Ndr : le parti du centre a pendant longtemps été opposé au nucléaire).

Cette présentation a précédé la publication par Per Schlingman d’une longue tribune dans Dagens Nyheter : « Notre parti souhaite être le parti de tous les Suédois, un soutien pour la société toute entière ». « L’économie et l’emploi resteront notre priorité numéro 1. Il est en l’occurrence de notre devoir ce veiller à ce que le marché de l’emploi soit mieux adapté aux compétences de chacun. ». Par ailleurs, « nous nous efforcerons de faire en sorte que les femmes et les personnes d’origine immigrée soient mieux représentées en politique ».

« Même si la présentation officielle du programme n’aura lieu que la semaine prochaine, on en connaît donc déjà les grandes lignes. Pour l’Alliance, il s’agit de démontrer qu’elle prendra mieux soin de l’économie, de l’éducation et des personnes âgées que l’opposition de gauche », estime l’analyste de DN. « Les sondages donnent une légère avance à la droite. Mais les deux blocs s’inquiètent des abstentionnistes potentiels : à gauche, les déçus de la sociale-démocratie, et à droite ceux qui tiennent la victoire pour acquise. « Chaque minute compte », déclare Per Schlingman.

• A gauche

Tribune hier dans Dagens Nyheter signée Mona Sahlin et Tomas Östros (responsable des questions économiques au sein du parti). Un constat : « Le chômage de longue durée a augmenté en Suède pour toucher aujourd’hui 140 000 personnes. Notre objectif est de le réduire à 50 000 personnes ». Plusieurs mesures sont envisagées pour y parvenir, parmi lesquels la création d’emplois subventionnés, davantage de moyens pour la formation des adultes, la diminution des charges pour les patrons de PME.

« Ressortir des cartons l’emploi aidés crées, en leur temps, par Göran Persson, est-ce vraiment une si bonne idée ? », écrit Dagens Industri. L’opposition manque par ailleurs de cohérence, puisqu’elle propose, dans le même temps, « de supprimer les réductions d’impôts pour les services à domicile mises en place par le gouvernement ». « Difficile par ailleurs de dresser un bilan négatif de la politique économique du gouvernement quand la plupart des statistiques montrent que la Suède s’en sort beaucoup mieux que tous ses partenaires européens », poursuit le commentateur.

« La politique de l’emploi du gouvernement ne fait qu’accroître le fossé entre ceux qui ont un emploi et ceux qui en sont privés », écrit pour sa part Aftonbladet. « Mais qui va s’occuper des 140 00 chômeurs de longue durée alors que, dans le même temps, la droite ne cesse de diminuer les impôts ? ». « Le gouvernement vante sa gestion de la crise. Gestion remarquable, en effet, avec un chômage à 9,5 %».

Modifié le 12/08/2010

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