‘Affaire’ Thomas Bodström

Le Riksdag a déclaré hier qu’il n’accédait pas à la demande de congé de Thomas Bodström, ancien ministre (PSD) de la justice, et lui a posé un ultimatum : soit il revient au plus tard le 19 soit il renonce à son siège. Juste après élections, M.Bodström a déménagé aux Etats-Unis avec sa famille bien qu’il ait été réélu. Il avait l’intention d’être en congé parental avec son fils âgé de 7 ans. La Caisse d’Assurance Maladie a cependant déclaré qu’il ne pouvait bénéficier de l’allocation parentale à plein temps avec un enfant en âge scolaire mais pouvait demander une allocation pour congé à temps partiel ; c’est pourquoi le Riksdag n’a pas accédé à sa demande, estimant qu’il lui serait difficile d’être présent à temps partiel.

Sven-Erik Österberg, chef du groupe PSD au Riksdag, a commenté la décision : « J’aurais préféré une autre décision mais la mission d’un Parlementaire n’est pas un travail anodin. Elle exige une présence importante (..) si on avait répondu positivement à sa demande cela aurait fait jurisprudence. » En outre, M. Bodström a déclaré qu’il aimerait bien poursuivre sa mission, mais que c’est une décision qu’il doit prendre en famille. Selon le tabloïde Aftonbladet, « le ‘golden boy’ social-démocrate quitte le Riksdag, sa carrière politique est sans doute terminée » alors que son nom est « mentionné parmi les possibles remplaçants de Mona Sahlin à la tête du PSD ». Cependant, « il serait peu probable que les Sociaux-démocrates soient dirigés par une personne qui n’a pas le droit de s’exprimer devant la Chambre ». Expressen déplore que M.Bodström n’est pas le seul parmi les députés à « vouloir filer à l’anglaise ».

Sur le même thème : revue de presse du 15 octobre.

Modifié le 15/10/2010

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