Afghanistan : l’armée volontaire pour rester

« Les soldats suédois veulent rester en Afghanistan » titre Dagens Nyheter (DN) à l’occasion d’une visite aux troupes du CEMA. Les envoyés du quotidien rapportent que « beaucoup de soldats sont indignés par la remise en cause de leur présence sur place ». Le CEMA, Sverker Göransson, a toutefois rassuré ses troupes et la population afghane : « la Suède va rester, bien qu’à l’avenir sa présence pourrait prendre d’autres formes ». Il se félicite en outre que « la stratégie de rapprochement adoptée porte ses fruits ». « C’est une politique des petits pas certes, mais il s’agit toutefois de progrès », constate-t-il. Le long reportage publié dans Svenska Dagbladet en témoigne : le journaliste suit la journée d’un groupe de militaires à Mazar-i-Sharif : ces derniers vont à la rencontre des Afghans, sans casques, et, parfois, sans armes. « Le style suédois peut être dangereux », reconnait le chef de l’escadron mais « permet d’établir de bonnes relations », ajoutant « il faut oser pour réussir ». Pour le CEMA, « il est impératif que le responsable détermine au cas par cas quelle attitude adopter ». En outre, des soldats suédois combattent, en tant que ‘mentors’ aux côtés des forces afghanes. Selon SvD, « il faut remonter aux années 60 pour trouver des cas semblables dans lesquels des Suédois ont participé à des combats intensifs ».

Modifié le 28/10/2010

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