Criminels de guerre en Suède

La procédure contre le suédois Ahmed Makitan, soupçonné de crimes de guerre en Bosnie dans les années 90, sera entamée cette semaine. Dans Metro, un chef de la Police criminelle suédoise constate que la Suède n’est pas très bien placée au niveau international en matière de recherche et de jugement des criminels de guerre (même si elle n’est pas parmi les derniers), et qu’elle reste à la traine par rapport aux autres pays nordiques. Selon le quotidien gratuit, plus de 1 000 personnes soupçonnées de crimes de guerre se trouvent actuellement en Suède. Une Commission chargée d’examiner ces crimes a été créée en 2008, mais ses faibles effectifs (dix personnes seulement) ne lui permettent de mener ses enquêtes que dans les grandes villes. Selon l’expert en droit de l’Homme Mark Klamberg, « les lois suédoises en matière de crimes de guerre n’ont pas été mises à jour depuis la Seconde guerre mondiale. La Suède travaille à la mise en place de législations justes et modernes à l’étranger, mais elle n’a toujours pas réformé son propre droit ».

Modifié le 13/10/2010

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