Elections : lancement des campagnes et sondages

• Promesses électorales : conjoncture économique

« Attention aux promesses électorales inconsidérées ! », titre Dagens Industri. « L’amélioration de la situation économique va sûrement conduire les différents partis à multiplier les engagements de campagne susceptibles d’avoir, à court terme, un impact sur les finances publiques ». « Mais le vainqueur du scrutin risque d’avoir à affronter toute une série de problèmes, parmi lesquelles celui de la dette publique grecque (pas encore réglé) et la conjoncture difficile que connaissent quelques uns des principaux partenaires commerciaux de la Suède », prévient la chef économise de Swedbank. « La solidité des finances publiques suédoises améliore les perspectives de reprises. Mais nous ne vivons pas en autarcie, et nous pourrions très bien subir les conséquences d’u environnement international difficile. Nos politiques doivent donc faire preuve de prudence et ne pas prendre des engagements qu’ils ne pourront pas tenir », conclut l’experte.

• Présentation des affiches de campagne

Les Modérés (conservateurs) et les Sociaux-démocrates (opposition) ont présenté hier à une heure d’intervalle les détails de leurs campagnes respectives, et les affiches qui seront accrochées dans toute la Suède. Les deux partis ont choisi de placer l’emploi au cœur de leur campagne. Les Sociaux-démocrates se concentrent surtout sur le chômage des jeunes, tandis que les Modérés se présentent comme le seul « parti travailleur » de Suède.

Les Modérées ont adopté le slogan « Avançons ensemble » (Framåt tillsammans), qui ressemble étrangement au slogan social-démocrate de 2006 « Alla ska med » (qui traduit l’idée que personne ne doit être laissé derrière). Dagens Nyheter remarque que cette ressemblance n’est pas un hasard : les Modérés souhaitent actuellement à attirer certains électeurs sociaux-démocrates. Les Sociaux-démocrates, pour leur part, ont choisi le slogan « Nous ne pouvons pas attendre » (Vi kan inte vänta). « Nous sommes engagés en politique parce que nous sommes impatients de changer les choses », explique la dirigeante du parti, Mona Sahlin, dont la photo figure sur les affiches. « Elle est entourée de jeunes. Plutôt logique dans la mesure où les sociaux-démocrates souhaitent insister sur l’importance du chômage des jeunes », écrit DN

Selon Svenska Dagbladet, le Premier Ministre Fredrik Reinfeldt et le premier secrétaire du parti modéré, Per Schlingmann, « rayonnaient de confiance » en présentant une campagne qualifiée par eux de « down marketing, plutôt destinée aux habitués de Lidl qu’aux clients du Bon Marché : une langue simple et une présentation sobre « sans doute pour communiquer une impression d’honnêteté », commente le journal. Svenska Dagbladet constate qu’en revanche, la campagne de Mona Sahlin est légèrement plus « glamour », avec une rhétorique qui insiste davantage sur les difficultés auxquelles la Suède, estiment les Sociaux-démocrates, est actuellement confrontée : « Elle voudrait convaincre les électeurs de l’échec du gouvernement, mais la tonalité est un peu maladroite ». « Les deux campagnes ne jouent pas assez sur l’affect et ne font pas suffisamment appel aux sentiments de l’électeur », estime un expert en communication cité par SvD.

• Sondage

Un sondage publié par le quotidien gratuit Metro révèle que 9 % des 18-34 ans seraient prêt à voter pour les Sverige Demokraterna (l’extrême-droite suédoise). Autre enseignement de l’enquête : c’est l’Alliance qui reçoit le plus fort soutien : 40 % des électeurs de cette tranche d’âge pourraient donner leur suffrage à l’Alliance de droite, contre 34 % à la coalition rouge-verte.

Modifié le 13/08/2010

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