Engagement suédois en Afghanistan

La presse suédoise est divisée quant à la poursuite de l’engagement suédois en Afghanistan. Un reportage dans les pages intérieures de DN invite au maintien des forces, en laissant la parole aux populations civiles : « Ce serait une catastrophe si les Suédois partaient », estime une habitante de Now Abad, à proximité de Mazar-i-Sharif. Dans cette région, Sida encadre de nombreux projets et « sans présence militaire, la sécurité de celles qui y participent ne serait pas assurée », déplore une autre. En outre, « il ne faut pas être naïf » écrit Expressen : « Celui qui pense qu’une ‘bonne’ retraite est possible, se trompe ». « Les talibans, à qui les concepts même de démocratie, partage des pouvoirs et droits de l’Homme sont totalement étrangers, se rapprochent du pouvoir » et « c’est un élément à prendre en compte pour formuler une stratégie de sortie crédible ». Pour le comité suédois pour l’Afghanistan, « la décomposition de l’état afghan est inévitable ». « L’aide internationale n’a pas fonctionné et le pays est proche de la division entre les différentes tribus » constate son directeur à Kaboul dans une tribune publiée dans DN. Dans ce contexte, la présence militaire « n’est pas obligatoire pour la mise en œuvre et le suivi du travail humanitaire ».

Parallèlement, les négociations continuent entre le gouvernement et la coalition rouge-verte. La Gauche y participe et « un accord ne sera possible que si elle en est partie » a rappelé la dirigeante des Verts, Maria Wetterstrand à DN.Par ailleurs, la Commission de la Défense s’interroge sur l’envoi d’avions de reconnaissance, reportée à l’année prochaine alors que la force suédoise en Afghanistan « a un besoin opérationnel immédiat » (DN).

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Modifié le 25/10/2010

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