Hongrie : « Une présidence problématique »

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Si le gouvernement hongrois a « de grandes ambitions pour sa première mission internationale d’envergure », sa « crédibilité est déjà remise en cause » note Dagens Nyheter (DN). Et de souligner qu’une nouvelle loi qui restreint la liberté de la presse est entrée en vigueur le 1er janvier, a déjà été critiquée par la Commission et que certains pays membres, parmi lesquels la Suède se sont associés à cette critique par la voix de son ministre des Affaires européennes. C’est d’autant plus paradoxal que la Présidence hongroise veut défendre une Europe ouverte et transparente et que « la liberté d’expression est l’une des valeurs fondamentales de la coopération européenne » rappelle Dagens Nyheter.

En outre, « l’économie hongroise est dans un état pitoyable » souligne le régional Göteborgsposten, « à peine plus saine que les économies grecques et irlandaises ». « La rupture consommée entre le FMI et la Hongrie était inquiétante. Malgré un déficit important, le gouvernement a engagé des baisses d’impôts, partiellement financées par l’argent des retraites. La situation est clairement embarrassante », a pour sa part déclaré le Ministre des Finances Anders Borg au Göteborgsposten.

La situation de la minorité rom est par ailleurs « préoccupante » (Dagens Industri, DI). Le gouvernement de Budapest doit montrer qu’il est « disposé à soutenir l’intégration des Roms s’il veut être crédible quant à la mise en œuvre d’un plan européen pour cette minorité » (DI).
Ainsi, Victor Orban est « la mauvaise personne pour l’UE » conclut DN.

Modifié le 04/01/2011

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