Nouvelles de l’extrême droite suédoise

Interview dans Dagens Nyheter du leader des Sverige Demokraterna, Jimmie Åkesson. Sur l’immigration : « Là où j’habite, mon opinion sur le sujet est largement partagée. Quand j’étais plus jeune, la plupart des personnes que je connaissais partageaient mon sentiment vis-à-vis de l’immigration, même si tous ne votent pas aujourd’hui pour les Sverige Demokraterna. C’est seulement dans les villes que ce genre d’opinion paraît bizarre. Les médias ont les politiques ont du mal à voir ce qui se passe en dehors de leurs petit monde ». A la question « Qu’est ce qu’être Suédois ? », Jimmie Åkesson répond : « Chaque peuple a droit à son propre pays, le peuple suédois comme les autres. Et chaque peuple a le droit d’être maitre chez lui. Etre suédois n’a rien à voir avec la couleur de peau. Il s’agit d’adopter un certain nombre de codes sociaux, de valeurs. Il faut vouloir faire l’effort de devenir suédois. J’appelle ça : avoir une conception ouverte de la "suéditude" ».

« A l’issue des élections de 2006, plusieurs chercheurs avaient dressé le portrait-type de l’électeur SD : plutôt jeune, faiblement diplômé, sans-emploi, habitant en zone rural ou bien dans une région industrielle en crise. L’électeur SD se définit souvent lui-même comme un « travailleur ».1 % d’entre eux sont ainsi membres du syndicat LO, soit autant que les sympathisants sociaux-démocrates. Beaucoup d’électeurs de l’extrême droite sont des déçus de la Social-démocratie », écrit le commentateur.

Modifié le 08/11/2010

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