Suède : Vie politique

Vote du budget

«  Les rouges-verts ont finalement décidé de présenter un projet de budget commun », indiquent Dagens Nyheter et Svenska Dagbladet. « Nous avons présenté un programme unique en matière économique durant la campagne électorale. C’est dont ensemble que nous ferons cette année une proposition budgétaire », a expliqué le porte-parole des Verts. « Une telle décision pourrait conduire, dans l’hypothèse où les Sverige Demokraterna décideraient de soutenir la motion de la gauche, au rejet du projet de budget déposé par le gouvernement. Une éventualité toutefois peu vraisemblable, dans la mesure où l’extrême-droite pourrait déposer sa propre proposition », écrit Dagens Nyheter : « Ce projet commun sociaux-démocrates / Verts / Parti de la Gauche ne vaut toutefois que pour le budget de cette année », ajoute Svenska Dagbladet. « Nous travaillerons ensemble avec nos partenaires de la coalition durant toute la législature, mais peut être pas sur tous les sujets », a ajouté le porte-parole des écologistes.

++++ Gouvernement : composition

« Les Modérés décrochent le gros lot », estime Dagens Nyheter, commentant la composition du nouveau gouvernement. «  Avec 54 % des portefeuilles ministériels, les Ministres membres du principal parti de droite contrôlent 78 % du budget. Grand perdant : le parti du Centre. Ses Ministres ne gèrent plus que 4 % des dépenses, contre 13 % au cours de la précédente législature ».

Tout savoir sur le nouveau gouvernement : revue de presse du 6 octobre.

++++ Transparence et ministres suédois

Les tabloïdes passent déjà au crible les finances privées des nouveaux Ministres. Sur Peter Norman : « Salarié d’une entreprise privée, il a gagné 47 millions de couronnes au cours des 20 dernières années. Il s’est par ailleurs déclaré méfiant vis-à-vis du système des bonus, mais en a malgré tout largement profité lorsqu’il était l’un des cadres dirigeants de la société Alfred Berg », estime ainsi Expressen. « Je n’ai aucun argent caché ou mal acquis », se défend Peter Norman.

« Peut-être va-t-on parfois un peu trop loin dans nos exigences en ce qui concerne la probité de nos ministres », écrit un éditorialiste dans le même quotidien. «  Était-il vraiment nécessaire de la part de la télévision publique, d’exiger la démission de l’une des présentatrices vedettes du JT sous prétexte qu’elle était la sœur de la nouvelle Ministre du Travail ? Par ailleurs, est-il vraiment si grave, pour un personnage public, que ça d’avoir fumé un joint une fois dans sa vie ? ». Et le journaliste de conclure : « Dans un pays comme le nôtre, où les Ministres sont blanc comme neige, on en viendrait presque à souhaiter l’arrivée d’un Berlusconi ».

Modifié le 07/10/2010

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