Tensions entre la Suède et l’Iran

« Le rouge à lèvres des Suédois est devenu l’arme des Iraniennes », titre Expressen, à la suite de la fermeture sur décision des autorités iraniennes d’Oriflamme (cf. rdp des 24 et 25 août). Téhéran accuse l’entreprise d’abriter des espions et de soutenir l’opposition politique. « Nous supposons que ces accusations sont liées à notre projet d’entreprise, qui est de donner à 40 000 Iraniens, essentiellement des femmes, la possibilité de gagner de l’argent par la vente directe de produits de beauté », estime un des dirigeants de l’entreprise. Or les femmes qui travaillent et ont des revenus propres sont considérées par les mollahs comme des menaces pour la cohésion de la sacro-sainte famille et pour l’Etat ». Expressen rappelle également que lors des dernières élections présidentielles, un grand nombre des partisans du candidat d’opposition Moussawi était des femmes, qui manifestaient leur haine du régime en se maquillant et en portant des jeans.

L’ambassadeur d’Iran en Suède a été convoqué au Ministère des Affaires étrangères pour évoquer cette affaire, ainsi que la récente condamnation à mort par lapidation de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de famille de 43 ans, par un tribunal iranien. L’ambassadeur de Suède en Iran est lui aussi entré en contact avec les autorités iraniennes.

Dagens Industri rappelle par ailleurs « l’importance » du marché iranien pour les entreprises suédoises. Mais selon Exportrådet, il est de plus en plus difficile d’y faire des affaires : « Les nouvelles sanctions qui frapperont le système des payements internationaux dès le mois d’octobre constitueront un problème de taille pour les entreprises étrangères établies en Iran. Il deviendra extrêmement difficile de trouver des banques susceptibles de travailler en Iran.

Modifié le 26/08/2010

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