Vers une rupture de la coalition rouge-vert ?

« La coalition rouge-verte, c’est terminé », titrent en substance la plupart des quotidiens suédois. « Notre collaboration fut fructueuse, mais nous devons maintenant prendre du recul afin de renouveler le contenu de nos politiques respectives », a ainsi déclaré le porte-parole social-démocrate pour les questions économiques, Tomas Östros, à l’occasion de la présentation, hier, du projet de budget de la gauche pour 2011. « Il nous faut désormais développer notre propre ligne. Notre travail en commun doit marquer une pause », a indiqué la député Vert Mikaela Valtersson (pressentie pour devenir l’une des deux futures porte-parole du parti). « Nous souhaitons pour notre part poursuivre la coopération entamée en 2008 », a déclaré l’une des responsables du Parti de la Gauche. « Pas étonnant », estime Aftonbladet. « Les ex-communistes ne peuvent exercer une quelconque influence sur la vie politique que dans le cadre de cette coalition ».

« Les Sociaux-démocrates ont besoin de renouveler leur message », ajoute M. Östros à Svenska Dagbladet. « Une formule qui, dans la bouche des responsables du parti, annonce généralement un recentrage », écrit le commentateur. « Tomas Östros a clairement présenté la politique fiscale du PSD comme l’un des principaux problèmes du parti : « L’impôt sur la fortune, par exemple, est particulièrement difficile à justifier dans le contexte actuel. De même, notre proposition de supprimer la déduction fiscale sur les services à domicile nous a très clairement coûté des voix ».

« Les Verts ont tout à gagner à une rupture de la coalition », estime SvD « Ils ont une réelle carte à jouer et peuvent devenir le parti-charnière du Riksdag ». « Sur les questions économiques par exemple, nous sommes plutôt proches des positions de l’Alliance », déclare Mme Valtersson à Dagens Industri.

Modifié le 26/10/2010

Haut de page