WikiLeaks : Affaire Billström / Bildt sur les réfugiés irakiens

Suite aux révélations publiées par SvD vendredi (cf. revue de presse du 21 janvier), le silence des deux ministres persiste malgré les critiques, relève l’ensemble de la presse. Carl Bildt a refusé de répondre aux questions, arguant de la position officielle du gouvernement suédois (ne pas commenter des informations révélées par des tiers). Lors d’une conférence de presse, Tobias Billström a également systématiquement repoussé toutes questions. Dans un commentaire écrit à SvD, il a indiqué « n’avoir jamais rien dit de différent lors de son entretien à l’Ambassade des Etats-Unis à Bagdad que lors de ses interventions publiques en Suède ». Pour Aftonbladet, le ministre « a perdu son honneur ». Le Président de la Fédération des Jeunes libéraux a d’ailleurs demandé sa démission. Mona Sahlin, la présidente, sortante du PSD, ainsi que Jan Eliasson, ancien ministre social-démocrate des Affaires étrangères, leur ont adressé de vifs reproches. Mme Sahlin estime qu’il s’agit là « d’un scandale qui ternit l’image de la Suède » (SvD). Jan Eliasson a quant à lui ironisé sur la fermeture prochaine de cinq ambassades, alors que l’ouverture de l’ambassade à Bagdad avait coûté autant que le budget annuel de fonctionnement de trois ambassades « normales » (id.).

Le régional Göteborgsposten (GP) relève que la ligne suédoise envers les demandeurs d’asile irakiens s’est « durcie » après ce « voyage à Bagdad » et de souligner que, si la Suède n’est pas le seul pays à organiser des retours forcés, elle est celui qui « expulse le plus ». Enfin, DN note que le rapport de la Commission d’enquête sur la privation de libertés des demandeurs d’asile en instance d’expulsion sera remis le 15 février prochain.

Modifié le 24/01/2011

Haut de page